L’Assemblée nationale adopte définitivement le projet de loi pour une École de la Confiance

Dans l'hémicycle | 2 juillet 2019

L’école de la République constitue depuis le début du mandat un chantier prioritaire du Gouvernement et de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation. Le projet de loi pour une école de la confiance incarne cette ambition pour une école forte. Ce texte s’inscrit dans notre volonté d’élever le niveau général des élèves tout en garantissant plus de justice sociale. Les rapports issus de différentes missions menées ces deux dernières années au sein de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation ont également trouvé des concrétisations législatives dans le cadre de ce texte.

L’adoption du texte issu de la commission mixte paritaire clôt un travail législatif porteur de nombreuses avancées et améliorations et nous avons beaucoup œuvré pour arriver à un texte d’équilibre dont les principales mesures entreront en vigueur dès la rentrée prochaine.

Ce texte répond à notre vision globale dans laquelle l’école est un outil pour ouvrir le destin de nos enfants et contribuer à former nos futurs concitoyens. Pour y arriver, nous devons agir dès le plus jeune âge. Il ne s’agit pas simplement d’un projet de loi qui remplace des réformes antérieures ou s’y surajoute, mais d’une occasion saisie de redonner son importance pédagogique à l’école primaire et de renforcer son rôle décisif dans la réduction des inégalités. Cette ambition justifie son appellation et son articulation autour de la notion de confiance.

Tout d’abord, restaurer la confiance en garantissant plus de justice sociale. L’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans est la concrétisation d’un engagement du Président de la République. Ce n’est pas une mesure symbolique ; elle s’adresse à celles et ceux qui en ont le plus besoin. Il faut permettre l’insertion dans notre système éducatif de tous les élèves en leur transmettant de la même manière les savoirs fondamentaux.

La lutte contre les inégalités de destin se mène aussi à la sortie du parcours scolaire. En élevant l’obligation de formation de 16 ans à 18 ans, nous permettrons une meilleure insertion professionnelle à ces jeunes.
En luttant contre les inégalités (notamment par des mesures en faveur de l’accueil et l’inclusion des enfants en situation de handicap), il ne s’agit pas seulement de garantir les savoirs fondamentaux pour tous, mais pour chacun. 

Ensuite, restaurer la confiance des enseignants : ils sont la clé de voute de notre système éducatif, il faut donc leur donner des outils adaptés. Ce projet de loi est une étape importante dans la résolution de cette équation. En tant qu’ancien professeur, je sais combien l’accompagnement des personnels enseignants est nécessaire. Assurer une formation initiale de qualité suivie d’une formation continue permettra l’amélioration des pratiques des enseignants et in fine un meilleur accompagnement de nos enfants.

Enfin, restaurer la confiance de tous les acteurs dans notre système éducatif : cela passe par sa modernisation en l’adaptant aux réalités des territoires grâce à la montée en puissance de l’expérimentation par exemple.

Concernant la question spécifique des jardins d’enfants, un travail commun entre les parlementaires de la majorité et le Gouvernement a permis de pérenniser les jardins d’enfants pour 5 ans, une durée qui doit permettre à ces établissements de proximité de se transformer pour continuer à offrir un service de qualité. Le ministère de l’Éducation nationale et le ministère de la Santé travailleront étroitement ensemble pour établir des passerelles qui faciliteront l’accompagnement des personnels et l’adaptation des structures. 

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