2 ans au service de l’école dans la lutte contre les inégalités de destin

Prises de parole | 20 juin 2019

Dans la lutte contre les inégalités de destin, l’école est la mère de toutes les batailles. Voilà pourquoi dès le début de notre mandat, nous avons pris des mesures programmatiques qui s’attaquent aux racines des inégalités dès le plus jeune âge. C’était une promesse d’Emmanuel Macron, nous la mettons en œuvre avec une politique ciblée sur les enfants et les familles qui en ont le plus besoin, pour leur redonner la chance réelle d’avoir à nouveau accès à la promesse française d’émancipation.

Mesure emblématique de cette politique d’émancipation, le dédoublement des classes de CP et de CE1 des établissements REP et REP+ permet aujourd’hui à plus de 300 000 enfants chaque année d’apprendre à lire, écrire et compter dans les meilleures conditions. Nous avons entrepris la réforme du baccalauréat pour l’inscrire dans le continuum qui unit le lycée et le premier cycle du Supérieur. Nous revalorisons également les parcours d’orientation alternatifs comme l’apprentissage, au lieu de déconsidérer ceux qui souhaitent apprendre et se former différemment. Oui, nous transformons profondément l’école pour en faire un lieu d’émancipation.

✔️ Priorité sur les 4-7 ans les plus en difficulté

  • Nous avons tenu l’engagement de réduire à 12 le nombre élèves par classe en CP et CE1 dans les zones REP et REP+.
  • Initiée dès 2017, la mesure bénéficie aujourd’hui à plus de 300 000 élèves par an.
  • Le président de la République a fixé un nouveau cap à la sortie du Grand débat national : étendre le dédoublement à la grande section de maternelle en 2020, une mesure qui concernera 6000 classes en plus.

✔️ L’instruction obligatoire à 3 ans… et jusqu’à 18

  • C’est la mesure la plus importante du projet de loi pour une École de la confiance : l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans.
  • Aujourd’hui, 25 000 enfants souvent issus de familles en difficulté ne sont pas scolarisés. L’instruction obligatoire à 3 ans est donc une mesure sociale forte qui vise à donner à tous les mêmes chances à un âge crucial pour le développement des enfants.
  • Nous agissons aussi pour les 16-18 ans sortis du système scolaire sans diplôme, soit environ 20 000 jeunes par an. Une formation ou un apprentissage leur sera systématiquement proposé à partir de 2020, dans le cadre du plan pauvreté.

✔️ Petit-déjeuner gratuit et cantine à 1€

  • Nous avons lancé en avril 2019 une expérimentation dans 8 académies. La mesure sera généralisée à l’ensemble du territoire en septembre avec 10 000 communes concernées.

🚀 Notre action à venir

  • Le président de la République a annoncé vouloir limiter le nombre d’élèves par classe à 24 dans toutes les écoles publiques, en grande section de maternelle, CP et CE1. Ce sera fait d’ici 2022.
  • Nous voulons revaloriser les accompagnants et reconnaître leur place au sein de la communauté éducative. Nous agirons pour qu’ils aient un statut pérenne et harmonisé dans l’ensemble du territoire.
  • Nous irons plus loin pour revaloriser le métier d’enseignant, notamment par la formation continue, amenée à se développer, et par la prime pour les enseignants exerçant en zones REP+, qui passera de 1 000€ à 3 000€ d’ici 2021.
  • Le nouveau baccalauréat arrivera dans le quotidien des élèves de 1ère dès la rentrée de septembre.

Inauguration de la Villa Saint-Louis Ndar

Divers | 17 juin 2019

Samedi 14 juin, je me suis rendu à Saint-Louis du Sénégal pour représenter le président de la République, Emmanuel Macron, à l’inauguration de la Villa Saint-Louis Ndar. Espace pluridisciplinaire de recherche et de création artistique, c’est la première villa de ce type à voir le jour sur le continent africain.

Festivités à l’occasion de l’inauguration de la Villa Saint-Louis Ndar.

Initiée par l’Institut français du Sénégal et par le président de la République, elle accueillera simultanément 3 artistes ou chercheurs africains, français ou francophones, pour des résidences de 1 à 3 mois, dans une logique d’échange interdisciplinaire entre arts numériques, arts plastiques, spectacle vivant, écriture et recherche, et de responsabilité sociale vis-à-vis des publics et des artistes locaux.

Inauguration de la Villa Saint-Louis Ndar, en présence du ministre de la Culture sénégalais.

À cette occasion a également été officiellement lancé le programme Afrique Créative, programme d’incubation et de renforcement des capacités d’entreprenariat culturel. Financé par l’Agence française de développement et mis en œuvre par le consortium international Africalia, Afrique Créative soutiendra le développement des acteurs des industries culturelles et créatives sur le continent africain, en proposant un accompagnement financier adapté, une assistance technique et un renforcement des capacités.

A Saint-Louis, je me suis aussi rendu à l’école française Saint-Exupéry, un établissement conventionné par l’AEFE qui accueille plus de 130 élèves issus de nombreuses nationalités. J’ai pu discuter avec l’équipe de direction de leur cadre de travail et des difficultés auxquelles ils peuvent faire face. Les établissements français à l’étranger jouent un rôle essentiel pour la continuité de la scolarité des expatriés, mais aussi pour le rayonnement éducatif et culturel de la France dans le monde.

École française Saint-Exupéry, à Saint-Louis du Sénégal.

J’ai profité de ce court déplacement pour visiter le musée des civilisations noires de Dakar, ouvert il y a quelques mois, ainsi que le musée Théodore-Monod d’art africain, deux institutions centrales dans le contexte de l’émergence de nouvelles politiques patrimoniales en Afrique.

Musée des civilisations noires et musée de l’IFAN à Dakar.

Enfin, j’ai pu me rendre compte des défis sociaux et environnementaux auxquels le Sénégal doit faire face : la brèche ouverte dans les dunes de la langue de Barbarie, à Saint-Louis, a entraîné une érosion du littoral qui menace des villages entiers et des écosystèmes exceptionnels. J’ai également été frappé par la présence envahissante des déchets plastiques, un enjeu majeur qui sera, en France, au cœur du futur projet de loi anti-gaspillage pour une économie circulaire.